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Perdus à Chochis
On veut parfois se rendre quelque part, parce qu'au détour d'une image nous nous sommes fait charmés. C'est un peu notre histoire avec Chochis...
"Le village est un peu plus loin par là-bas" nous informe le taxi-bus en nous laissant sur le bord de cette longue nationale qui relie Santa Cruz au Brésil.
Interloqués et assommés par la chaleur nous nous mettons en marche, sacs sur le dos, pour rejoindre le "pueblito" au milieu d'un paysage tabulaire et luxuriant.
Arrivés sur la place principale, nous découvrons une bourgade où poules, cochons, ânes et vaches se promènent en toute liberté et se reposent à l'ombre des arbres sans être dérangés par les annonces promotionnelles et les airs de cumbia que crachent régulièrement de gros haut parleurs dans toute la vallée.
Nous avions envie de calme, nous ne pouvions pas mieux tomber, même si l'isolement des lieux et l'impossibilité de nous faire à manger nous imposera un régime cake au chocolat et banane durant tout notre séjour.
Pendant trois jours, nous nous promènerons dans les alentours, nous rendrons à la Cascada Velo de la Novia, irons visiter la Torre Chochis, point de repère dans le paysage au pied duquel a été bâti un joli sanctuaire, jouerons avec le tout jeune chiot gambadant dans l'auberge et flânerons tout simplement pour profiter de nos derniers moments boliviens. .
San José de Chiquitos, l'originale
Arrivés aux aurores dans la ville, nous finirons la nuit en compagnie de deux petites dames sur les bancs de la place principale et aurons le plaisir de voir le soleil se lever sur l'église, lui donnant de jolies couleurs dorées. La particularité de celle-ci est qu'elle est entièrement construite en pierre contrairement à ses consœurs, toutes de bois vêtues. Ici, nous apprécierons avant tout la délicatesse des peintures qui habillent les murs de nombreuses pièces devenues musée.
L'ensemble de notre séjour dans cette partie de la Bolivie ne nous permettra pas d'entrer en profondeur dans l'histoire des Chiquitanos et de comprendre le regard qu'ils portent aujourd'hui sur cette partie de leur histoire. Nos lectures nous donneront un aperçu plutôt positif de l'influence des missionnaires qui auraient permis de développer la culture Chiquitana autour de l'artisanat et de la musique classique (vecteur d'évangélisation) en exploitant les dons innés des peuples autochtones.
Il nous semble pourtant que l'histoire est plus sombre que cela. Nous aurions aimé croiser un regard critique, aurions aimé savoir si un syncrétisme est né de l'évangélisation, si les cultes indigènes sont encore ancrés dans les moeurs. Nous avons essayé ici et là de poser des questions dans parvenir à obtenir de réponse.
C'est aussi parfois ainsi le voyage... il faut accepter que tout ne se dévoile pas à la première rencontre. .
L'ensemble de notre séjour dans cette partie de la Bolivie ne nous permettra pas d'entrer en profondeur dans l'histoire des Chiquitanos et de comprendre le regard qu'ils portent aujourd'hui sur cette partie de leur histoire. Nos lectures nous donneront un aperçu plutôt positif de l'influence des missionnaires qui auraient permis de développer la culture Chiquitana autour de l'artisanat et de la musique classique (vecteur d'évangélisation) en exploitant les dons innés des peuples autochtones.
Il nous semble pourtant que l'histoire est plus sombre que cela. Nous aurions aimé croiser un regard critique, aurions aimé savoir si un syncrétisme est né de l'évangélisation, si les cultes indigènes sont encore ancrés dans les moeurs. Nous avons essayé ici et là de poser des questions dans parvenir à obtenir de réponse.
C'est aussi parfois ainsi le voyage... il faut accepter que tout ne se dévoile pas à la première rencontre. .
San Miguel, la plus belle
Avec son clocher de pierre, son beau jardin, ses façades chargées et sa charpente peinte, San Miguel reste pour nous la plus belle. Nos efforts pour la rejoindre n'auront pas été vains, une jolie récompense dont nous profiterons avec joie.
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San Ignacio de Velasco
Il faut bien avouer qu'à part l'ancienne mission Jésuite, San Ignacio deVelasco ne nous aura pas réellement charmés.
C'est au détour d'un hôtel en construction aux poteaux sculptés avec beaucoup de sensibilité que l'on en apprendra un peu plus sur la "mythologie" de la culture Chiquitana grâce à un petit monsieur qui passera plus d'une demi heure à nous expliquer son travail avec beaucoup d'entrain et de fierté.
A l'extérieur de la ville nous visiterons la Cueva del Yeso, grotte constituée de mica que les missionnaires utilisaient pour la réalisation des enduits et motifs peints des bâtiments. .
Arriver à Concepcion
Après l'Amazonie nous nous dirigeons vers l'est de la Bolivie et la région de la Gran Chiquitana afin de pouvoir visiter les anciennes missions Jésuites.
Ce n'est qu'après 27 heures de transport, 2 bus, 3 collectivos, 1 traversée de fleuve épique, beaucoup d'informations contradictoires, autant d'attente et quelques signes d'épuisement nerveux que nous arriverons à Concepcion. Nous retomberons en cours de route sur Mirka, que nous avions rencontrée la veille lors de notre faux départ de Rurrenabaque.
Il y a des endroits qui demandent plus d'efforts que d'autres afin d'être ralliés...on constatera surtout que la route la plus "directe" pour aller d'un point A à un point B n'est pas toujours la meilleure. La réalité se fiche pas mal des cartes et de la logique. Parfois, il faut juste faire avec.
C'est aux alentours de minuit et dans une ambiance de fin de fête que nous arpenterons la ville à la recherche d'un lit...chose peu aisée en pleine célébration de l'orchidée. La majorité des hostels affichent complets. Nous finirons dans un dortoir ne payant pas de mine tenu par un papi bienveillant et fort sympathique...nous nous y sentirons finalement plutôt bien.
Le lendemain, nous découvrirons une petite ville agréable avec sa grande place centrale arborée, ses rues en terre rouge, ses trottoirs abrités par des coursives aux boiseries finement sculptées et son ancienne mission Jésuite parfaitement restaurée à l'initiative de Hans Roth (architecte suisse initiateur de la restauration de l'ensemble des missions jésuites depuis le début des années 70).
Toutes les missions que nous visiterons ont à peu près la même organisation: une église qui donne sur une grande place principale; des bâtiments ecclésiastiques qui jouxtent l'église et s'organisent autour d'un immense patio central; des circulations extérieures sous coursives qui distribuent l'ensemble de la mission.
La spécificité des Missions Boliviennes (en comparaison à celles du Paraguay et d'Argentine) est qu'elles sont toutes construites en bois. L'ensemble des bâtiments est réalisé dans un style mêlant baroque européen et motifs ou figures de la culture Chiquitana, créant un tout métissé et assez harmonieux.
Nous arrêtons là avec les descriptions et vous laissons avec quelques images. (Pour en savoir plus sur les missions Jésuites Boliviennes, vous pouvez vous rendre ici.)
Nous vous conseillons de voir le film "Mission" de Roland Joffé, qui retrace l'histoire de cette région et l'évangélisation forcée des Chiquitanos par les prêtres jésuites durant la fin du XVIIeme siècle jusqu'au milieu du XVIIIeme siècle. .
une histoire de forêt
Nous avons passé trois jours dans ce milieu dit "hostile" à côtoyer l'immense et le petit, à rencontrer des arbres qui marchent, des palmiers épineux qui ne veulent pas se faire manger le cœur, des fourmis en procession une feuille sur la tête, des lianes mangeuses de troncs, des fleurs colorées et des fougères géantes. Sur notre chemin, des racines tentaculaires, des écorces tortueuses abritant plein de vie, un fleuve limoneux et plein de force, des cochons sauvages et malodorants, des singes presque imperceptibles, des champignons miniature et une falaise refuge de aras. Nous avons senti mille odeurs inconnues, certaines puissantes et vertes, d'autres douces presque florales. Nous avons écouté un silence qui ici n'existe jamais, ambiance sans cesse habitée par des chants, des sifflements, des craquements et autres bourdonnements.
C'était trois jours dans une forêt qui raconte des histoires pour que chacun puisse en dessiner les contours sans jamais parvenir à la définir totalement. .
Se la couler douce à Rurrenabaque
En arrivant à Rurrenabaque, (royaume de la moto à chevaucher sans casque et en famille où la vie s'arrête durant les premières heures de l'après midi) nous avons eu le sentiment d'être en vacances. On vous voit tiquer sur le mot "vacances"...ce qu'il faut savoir c'est que finalement, un voyage au long cours ça demande des moments de répits. Pour nous, ce sera ici qu'on les trouvera, malgré les 40degrés quotidiens et un taux d'humidité harassant.
Durant 9 jours, nous nous créerons un petit quotidien fait de croissants et chocolatines, de jus de fruits frais, de promenades en ville et le long du fleuve, de baignades au mirador ou dans le rio Béni, d'observation des allées et venues des motos, de glaces rafraichissantes, de piqûres de moustiques, de repas accompagné de musique mexicaine et de soirées bière à la pizzeria locale (tenue par une italienne rigolotte mariée à un bolivien) entourés de chouettes rencontres.
Rurrenabaque est une petite ville tranquille où il fait bon se poser lorsque la saison touristique est passée... c'est donc ce que nous avons fait. .
Visiter Tiwanaku
Tiwanaku, Tiwanaku, Tiwanaku... Vinz rêvait de visiter ces ruines depuis des mois. Emprunt de mysticisme et d'ésotérisme, le site se veut être l'un des plus impressionnants de toutes les civilisations pré-inca. En forme de pyramide, que l'on se figure plus qu'on ne la voit, l'ancienne cité est encore fouillée aujourd'hui et semble ne pas avoir livré tous ses secrets. Portes, statues (pouvant faire penser aux Moais de l'ile de Pâques....non,vous ne trouvez pas?), sculptures et pierres finement agencées ponctuent la visite. Vinz vous dirait émerveillé que la particularité de la civilisation Tiwanaku est l'incroyable maitrise de la taille de la pierre qui semble impressionner encore aujourd'hui bon nombre d'historiens.
Si vous souhaitez en savoir plus, vous trouverez sur internet bon nombre d'informations, dont de nombreuses théories pouvant parfois être farfelues.
Pour ma part, le site m'a paru moins grandiose que les dires qui l'entourent, mais il y en a un qui a été ravi de pouvoir déambuler au milieu de celui-ci, ce fut mon petit plaisir à moi. .
Si vous souhaitez en savoir plus, vous trouverez sur internet bon nombre d'informations, dont de nombreuses théories pouvant parfois être farfelues.
Pour ma part, le site m'a paru moins grandiose que les dires qui l'entourent, mais il y en a un qui a été ravi de pouvoir déambuler au milieu de celui-ci, ce fut mon petit plaisir à moi. .
Calme et sérénité
Il est un endroit à Sucre qui respire la sérénité : son cimetière.
Arbres majestueux, arbustes fraichement coupés, fleurs alignées avec soin, rien ne dépasse, tout y est beau. Ici, quelques personnes assises sur un banc psalmodient en espagnol sans que l'on ne parvienne à les comprendre. Là, ce sont des visiteurs qui viennent fleurir leur petit casier. Bientôt, on croisera un ballet de jardiniers s'affairer pour donner à ce lieu des airs de jardin italien.
Ce fut une jolie promenade, dans le calme et la douceur d'un vendredi d'octobre. .
Arbres majestueux, arbustes fraichement coupés, fleurs alignées avec soin, rien ne dépasse, tout y est beau. Ici, quelques personnes assises sur un banc psalmodient en espagnol sans que l'on ne parvienne à les comprendre. Là, ce sont des visiteurs qui viennent fleurir leur petit casier. Bientôt, on croisera un ballet de jardiniers s'affairer pour donner à ce lieu des airs de jardin italien.
Ce fut une jolie promenade, dans le calme et la douceur d'un vendredi d'octobre. .
Quelques jours à Sucre
Le statut de Sucre (prononcer "soucré") nous a beaucoup fait parler. Il est en Bolivie une notion que nous n'avions jamais rencontrée auparavent, celle de capitale constitutionnelle et capitale administrative et financière... Sucre est la capitale constitutionnelle, ça veut dire que c'est la capitale ou pas la capitale? Même après avoir posé la question à certains boliviens ou à notre ami google nous sommes restés dans le flou. Parce que c'est vrai que c'est toujours La Paz qui apparait sur les mappemondes. Alors on fait comment? On décide. Et pour nous, Sucre, c'est la capitale. Voilà qui est fait.
Du coup, pour une capitale, c'est une bien jolie capitale que l'on parcourra durant quatre jours.
Musées, églises, placettes... la ville la plus riche de Bolivie (nous verrons d'ailleurs ici plus de mendicité que partout ailleurs dans le pays) a beaucoup à offrir, notamment son incroyable marché couvert où nous nous rendrons tous les jours et où nous dégusterons de trés bons plats ainsi que la Plaza en face du monastère de La Recoleta où l'on aura une vue imprenable sur tous les environs.
Ces quelques jours à Sucre seront aussi pour nous l'occasion de nous reposer après les journées de 4x4 dans le Sud Lipez et les longues heures de bus depuis Uyuni. Nous logerons dans une auberge agréable (La Pachamama... encore une) où Pauline nous cuisinera de délicieuses pâtes aux carottes et au citron et où l'on se préparera des petits déjeuners comme on les aime.
Ah, Nous avons failli oublier... nous passerons aussi une soirée bien arrosée au "Café Berlin" à l'occasion de l'Oktoberfest où des boliviens déguisés en tyroliens danseront des danses typiquement allemandes, des meneuses de soirées habillées très sexy faisant de la pub pour la Pacena (bière de la Paz) se feront prendre en photo durant des heures (Vinz en profitera pour se mêler aux selfievores) et où l'on rentrera finalement bien tôt...le bus nous attendait le lendemain. .
Sud Lipez, le Salar d'Uyuni
Levés très tôt, nous partons de nuit poursuivre le lever du jour sur cette étendue immaculée qui s'étend à perte de vue.
Pas un bruit. Un calme incroyable règne ici malgré les autres 4x4 qui filent non loin de là. Nous observerons longtemps la lumière évoluer et le Salar se transformer jusqu'à ce que le soleil se montre enfin. Cet endroit est la cerise posée sur le millefeuille des trois jours qui viennent de passer... un millefeuille qui se laisse déguster sans modération et que l'on a envie de partager.
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Pas un bruit. Un calme incroyable règne ici malgré les autres 4x4 qui filent non loin de là. Nous observerons longtemps la lumière évoluer et le Salar se transformer jusqu'à ce que le soleil se montre enfin. Cet endroit est la cerise posée sur le millefeuille des trois jours qui viennent de passer... un millefeuille qui se laisse déguster sans modération et que l'on a envie de partager.
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Sud Lipez Jour 3, Canyon et Lagune
La troisième journée a débutée par des paysages de roches que l'on a pris plaisir à sillonner et escalader, histoire de se dégourdir les jambes entre les longues sessions de voiture.
Nous nous sommes ensuite arrêtés contempler le magnifique Canyon del Condor ainsi que la Laguna Negra. La journée sera ponctuée d'autres arrêts au milieu de paysages toujours aussi beaux...
Nous arriverons avant le coucher de soleil aux portes du Salar d'Uyuni. Nous y dormirons dans un hôtel de sel et passerons la dernière soirée autour d'un repas haut en couleur et bien arrosé. .
Nous nous sommes ensuite arrêtés contempler le magnifique Canyon del Condor ainsi que la Laguna Negra. La journée sera ponctuée d'autres arrêts au milieu de paysages toujours aussi beaux...
Nous arriverons avant le coucher de soleil aux portes du Salar d'Uyuni. Nous y dormirons dans un hôtel de sel et passerons la dernière soirée autour d'un repas haut en couleur et bien arrosé. .
Sud Lipez jour 2, Lagunes et Geysers
Une deuxième journée dans le Sud Lipez qui nous laissera un sourire identique à celui de Monsieur Lama ci-dessus...
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Sud Lipez jour 1, surprise et émerveillement
Après avoir découvert durant une journée la ville de Tupiza, charmante bourgade aux airs de far-west, nous partirons durant 4 jours dan le Sud Lipez, région du sud-ouest de la Bolivie perchée entre 4000 et plus de 5000 mètres d'altitude offrant des paysages incroyablement beaux, magiques, surréalistes.. on peut ici user de tous les superlatifs existants parce que parfois, ce n'est pas excessif.
Avant de vous laisser avec les images de cette première journée, voici...
LA PETITE HISTOIRE DU JOUR
(Dans la voiture après les deux premières heures de route)
Céline "Je crois que je viens de voir un boulon de la roue sauter dans la nature"
Vinz "Ah bon?"
Pauline "Tu es certaine?"
Corentin "C'est étrange, au pire il en reste 5 autres... ce n'est pas graa..."
Corentin n'aura pas le temps de finir sa phrase que nous verrons la roue de la voiture nous dépasser pour, quelques secondes plus tard, se trouver immobilisés sur le bord de la route.
Tout le monde prendra la situation avec beaucoup de dérision et de bonne humeur. Nous partirons tels des petits Poucets à la recherche des boulons manquants sans parvenir à tous les retrouver. D'autres 4x4 s'arreteront pour nous donner un coup de main et nous reprendrons la route après plus d'une heure de réparations... en compagnie de Jésus (notre chauffeur guide ultra sympathique au sourire colgate) et de Mabel (jeune petite cuisinière qui, si l'on en croit nos observations, aimait bien le petit Jésus...) .
Avant de vous laisser avec les images de cette première journée, voici...
LA PETITE HISTOIRE DU JOUR
(Dans la voiture après les deux premières heures de route)
Céline "Je crois que je viens de voir un boulon de la roue sauter dans la nature"
Vinz "Ah bon?"
Pauline "Tu es certaine?"
Corentin "C'est étrange, au pire il en reste 5 autres... ce n'est pas graa..."
Corentin n'aura pas le temps de finir sa phrase que nous verrons la roue de la voiture nous dépasser pour, quelques secondes plus tard, se trouver immobilisés sur le bord de la route.
Tout le monde prendra la situation avec beaucoup de dérision et de bonne humeur. Nous partirons tels des petits Poucets à la recherche des boulons manquants sans parvenir à tous les retrouver. D'autres 4x4 s'arreteront pour nous donner un coup de main et nous reprendrons la route après plus d'une heure de réparations... en compagnie de Jésus (notre chauffeur guide ultra sympathique au sourire colgate) et de Mabel (jeune petite cuisinière qui, si l'on en croit nos observations, aimait bien le petit Jésus...) .
Prendre le train
Lorsque Pauline et Corentin nous on parlé de voyage en train, nous avons tout de suite acquiescé. Changer du bus nous ferait du bien. Le train nous paraissait alors promesse de tranquillité, une parenthèse où le temps passerai différemment.
Pour cela, nous avons du nous rendre jusqu'à Orouro en bus, qui soit dit en passant fut la ville la plus détestable de notre voyage. Nous ne pensions pas trouver d'endroit plus désagréable que Puno, nous continuons à apprendre que rien n'est impossible. Réputée pour son carnaval, la ville possède bien deux ou trois rues agréables. Nous serons même ravis par le poulet-frite que nous mangerons dans le petit marché couvert de la vieille ville. Hormis cela, nous ne nous y sentirons pas les bienvenus et après quelques mésaventures nous serons bien heureux de monter à bord de ce fameux train à destination de Tupiza.
Dans les wagons, une petite télé passe des clips vidéos aux couleurs acidulées et la musique bolivienne "actuelle" diffusée atteint des décibels assez élevés. Cependant, bien installés dans nos fauteuils, nous nous laisserons bercer par le roulis parfois mouvementé du train et profiterons de paysages magnifiques avant que le soleil ne se couche. Ce défilé était un avant goût de ce que l'on découvrirait les jours suivants dans la région du Sud Lipez...à venir dans les prochains posts. .
La Paz on l'a pas zappé
Arriver dans les grandes villes est toujours sujet à de nombreux questionnements, voir, en ce qui me concerne quelques de nœuds à l'estomac. On y est bien souvent déposés comme un cheveux sur la soupe après des heures de voyage (teint poussiéreux,transpirant ou pâlichon selon le confort du bus et le climat extérieur) la faim au ventre et l'envie de trouver un endroit rassurant où se poser.Petit à petit, on prend l'habitude de se sentir perdus à chaque nouvelle arrivée, c'est un dénominateur commun qui paradoxalement devient notre repère. Tout cela pour dire qu'avant même dy poser les pieds, La Paz nous donnait une sensation d'étouffement...
La ville est difficilement définissable. Paysage parasité par l'empilement de maisons, de loin, elle s'apparente à une favela immense perchée à 3600 mètres d'altitude avec un plafond grisâtre et des pieds sales... il est vrai que c'est peu vendeur. Pourtant, nous aurons pris du plaisir à nous perdre dans les rues et observer la vie fourmillante qui s'y déroule, constater l'agitation matinale des gens courant pour se rendre au travail, gouter aux petits sandwichs du marché -faute d'avoir le courage de commander autre chose et de se voir servir une énième soupe douteuse aux pattes de poulet-, flâner dans les boutiques aux tissus multicolores, manger des bons enchiladas à "La Cueva" (resto mexicain à la déco bien funky), et passer du temps au mirador pour s'apercevoir qu'à La Paz plus qu'ailleurs, nous sommes vraiment petits... .
Des airs de méditerranée
Après l'épisode "Loose à Puno", nous avions bien hâte de passer en Bolivie et de découvrir l'Isla del sol. Pour rejoindre l'ile, prendrons un petit bateau depuis Copacabana sur lequel nous ferons connaissance avec Pauline et Corentin.Après plus de deux heures de papotage intensif, nous débarquerons au nord de l'ile et prendrons une chambre "Chez Alfonso", lieu rudimentaire (douche froide difficile au petit matin lorsque les températures sont en dessous des 5 degrés) mais ayant une vue magnifique sur toute la baie.
Nous ferons le tour de l'ile en une journée. A l'aller, les crêtes nous offrirons des paysages désertiques et de magnifiques panoramas sur le lac. Au retour, le long du littoral, un visage méditerranéen se dessinera à 3800 mètres d'altitude, une jolie surprise.
L'originalité de la balade résidera dans la présence de péages tenus par des Cholitas au beau milieu de nulle part... situation surréaliste que l'on s'efforcera de prendre avec le sourire mais qui nous irritera cependant un peu, on doit bien l'avouer.
L'ile est un condensé de calme et de nature... Nous passerons deux jours à profiter de cette simplicité, boire quelques bières sur le bord du lac, manger des pâtes cuites au feu de bois à côté de cages enfermant des "cui" (comprenez cochons d'inde) couinant à tue tête mais n'attendant qu'à être cuisinés, caresser les cochons en liberté, observer l'horizon et les éclairs du soir... ce petit coin de Bolivie sera un vrai coup de cœur. .
