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Puno, raté 1#

Nous pensions qu'à Puno, nous trouverions une petite ville paisible parfaite pour nous poser quelques jours et commencer à poster quelques articles pour le blog. Il y a des moments où l'on n'a pas ce que l'on veut et Puno en est l'illustration parfaite. Pluie, humidité, soleil et froid glacial se serons succédés durant trois jours. Emmitouflés sous les couvertures de notre auberge sans chauffage, nous préparerons la suite du voyage. Si la ville peut être photogénique à bien des égards sur les bords du  lac Titicaca, elle nous aura cependant laissé un sentiment bien négatif. C'est un raté comme il y en aura certainement d'autres, pas de quoi en faire un fromage...ni même un post finalement. Tant pis, c'est écrit!
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Machu picchu, un jeu de cache-cache

Machu picchu, monsieur géant
Accroché aux nuages avec ta cape de brume
Comment te voir sous un soleil éclatant
Haut et fier, il faut que tu t'assumes.
Un peu comme un acteur schizophrène
Polisson, tu te joues de tes admirateurs
Interessant, tu ne veux pas quitter la scène
Coquin, on te découvre plein de pudeur.
Comédien tu es, comédien tu resteras
Harnaché de lumière ou d'humidité
Un spectacle vivant dont on se souviendra...
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Ollantaytambo..encore un peu de pierres

Nous ne sommes pas arrivés au bon moment à Ollantaytobo. C'était en début d'après midi après quelques heures cahotiques en collectivo, nous trouverons là une foule de fourmis humanoides déambulant sur les ruines. Il faudra se mêler à la masse... nous savons bien que nous ne pouvons pas toujours être seuls sur les lieux que nous visitons, mais là, c'était juste un peu trop. Nous parcourerons le site en profitant du soleil déclinant et en nous délectant du paysage plus que des vieilles pierres. C'était une jolie journée de septembre, malgré le monde, malgré le vent, c'était une journée de septembre, tout simplement.
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Temps suspendu à Moray

Nous sommes arrivés à Moray en empruntant un taxi peu honnête depuis les Salineras.
C'était en fin de journée, il n'y avait presque personne, la lumière était belle.
Au milieu de cet environnement montagneux, nous nous sommes sentis bien. Tout était réuni pour que ce site nous charme.
Pour la petite histoire, ce lieu est un ancien laboratoire agronomique inca. Chaque terrasse possédait son propre micro-climat permettant d'expérimenter différentes cultures sur chacune d'elle. Pour en savoir plus, nous vous laissons le soin de chercher sur le web les subtilités de la chose.
Après s'être promenés et avoir escaladés les terrasses, nous devions rentrer...Nous savions que les choses n'étaient pas bien engagées de ce côté là. Alors que nous nous apprêtions à marcher durant 40 minutes pour rejoindre la route où passent les bus (sans être certains de pouvoir en attraper un au passage) un taxi providentiel fait irruption. Avec le sourire, il nous ramènera à Cusco en passant par de petites routes en terre pour nous faire visiter les environs au son des Doors et Rolling Stones. Ce fut une jolie rencontre et un grand coup de chance,  il faut bien que ça arrive parfois...
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Une touche de blanc dans le paysage

C'est un endroit coincé au creux d'une vallée, comme une toile accrochée à flanc de colline. Lorsque le bus nous a laissé à Urubamba, il nous restait encore une bonne heure de marche avant de découvrir les Salines de Maras. Pic-nic au bord de la rivière dans le vent poussiéreux avant d'attaquer l'ascension.
En grimpant depuis le fond de la vallée, nous croisons de jeunes filles et de vieux monsieurs dans un paysage aride et rougeoyant. Les pieds blanchis par le sel ils déambulent dans la pente avec bien plus d'aisance que nous. Mais nous apercevons enfin quelques touches de blanc dans le paysage. "Las Salineras" sont sous nos yeux, nous observons le spectacle... à vous d'en profiter maintenant...
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Une matinée à Pisac

Cusco, 6 heures du matin. Nous voilà entassés dans un "collectivo" pour nous rendre à Pisac. Après une heure de route, nous découvrons la ville encore endormie. Le marché commençait à s'installer et notre recherche de petit déjeuner ne fut pas sans peine. Nous atterrirons dans un petit café plein d'humour appelé "Blue LLama" à déguster d'énormes panequeque (comprendre panecake) au milieu de photos insolites.
L'idée de randonner jusqu'à l'ancienne cité Inca nous a vite quittée faute de temps et non de courage, attention aux mauvaises langues.Un taxi nous conduira donc jusqu'à l'entrée du site que nous parcourrons durant quelques heures avant de redescendre tranquillement à pied à travers de très beaux paysages. Plus que les ruines, c'est avant tout l'environnement et les multiples cultures en terrasse qui nous ont séduit malgré le temps grisonnant... 
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Going to Cusco


Pour faire suite à notre pause nature dans le Canyon, nous nous rendrons à Cusco après de nombreuses  heures de voyage éprouvant et interminable dans un bus de nuit. Nous découvrirons à notre arrivée aux aurores, une ville sous la grisaille et le froid. Le contraste avec Aréquipa était bel et bien présent.
Perchée à 3 400 mètres d'altitude, Cusco est une ville plutôt mignonne faite de ruelles en pente, d'une Plaza de Armas (comme toutes les villes péruviennes), de marchés couverts où certaines odeurs sont parfois difficiles à supporter et de nombreuses églises que nous ne visiterons pas car cela nous fait toujours étrange de payer pour entrer dans une église...
Un hostel pas terrible mais économique avec en prime, une madame sourire qui nous mettra du baume au coeur à chaque petit déjeuner (comprendre ici "madame sourire" avec énormément d'ironie) y sera notre point de chute durant 4 jours pour explorer les environs et le fameux Macchu Pichu  (mais ça, c'est une autre histoire dans un prochain post.)

On vous laisse avec le peu de photos que nous avons de la ville... et on vous dit à très vite
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Canyon del Colca, la remontée

Une fois de plus pour notre dernier jour dans le canyon nous nous réveillerons à l'aube, non sans courbatures. Victor nous proposera de nous accompagner jusqu'au qu'au point d'amorce de la montée de l'enfer. Nous le suivrons à travers les champs de mais et d'avocatiers sur de petits chemins serpentants le long du canyon. En ce qui concerne la suite, il n'y a pas grand chose à dire. Nous avons été très silencieux ce matin là: 5 heures de montée, 1200 mètres de dénivelé, 4 gueules figées... mais au final, un grand soulagement et un peu de fierté d'être arrivés au bout de ce périple, pour nous, petits citadins peu habitués à de tels efforts. 
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Canyon del Colca, de Llahuar à San Juan

Après une bonne nuit réparatrice, quelques courbatures aux mollets, un petit scorpion trouvé dans la cabane, l'impossibilité de prendre une bonne douche chaude et un bon petit déjeuner, nous partons de Llahuar, direction San Juan de Chuccho. Il est un peu plus de 5 heures du matin, nous convoitons la fraicheur pour les deux heures d'ascension qui suivront.
Nous aurons pour compagnie un chien adorable qui ne nous quittera qu'en fin de journée, apeuré par des éboulis de pierre provoqués par d'impressionnants travaux à côté de Coshnirwa. C'est la mort dans l'âme et après plusieurs tentatives de recherches que nous devrons laisser Colca (il fallait bien lui trouver un nom) suivre son chemin.
Durant cette journée, nous ferons également la rencontre de Alice et Yoann que nous retrouverons le lendemain à Cabanaconde.
La dernière partie du parcours entre Coshnirwa et San Juan sera de toute beauté. Fini les paysages désolés, place à innombrables végétaux que nous n'avions jamais vus. Entre arbres "pleureurs", avocatiers et cactées, nos amis paysagistes se régaleraient d'un tel spectacle (malheureusement peu de photos à vous montrer car cela ne donnait rien en image)


Arrivés à San Juan avant le coucher du soleil, nous avons pu profiter quelques instants du jardin de Victor, agriculteur le jour et hôte le soir. Son hospitalité et sa gentillesse nous auront marquées. Il nous expliquera qu'aucun guide ne travaille avec lui, ce que nous aurons du mal à comprendre car il possède, selon nous, l'emplacement le plus charmant du village. Nous nous retrouverons donc seuls ce soir là, mangerons une truite que Victor nous aura préparée et profiterons des premières heures de la nuit pour nous initier au light painting... (il nous faudra 20 bonnes minutes d'essais pour arriver à écrire pérou).
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Canyon del Colca, jour 1



Gare d'Arequipa, le dimanche7 septembre, 9h00 du matin. Nous nous sommes mal débrouillés. Ce n'est que le début du voyage et notre organisation laisse encore à désirer. Nous pensions pouvoir prendre le bus de 11h en direction de Cabanaconde - ville depuis laquelle partent la plupart des sentiers pour descendre dans le Canyon. Finalement nous prendrons le bus de 15h. Un peu d’appréhension, questionnements par rapport à l'état du bus... quoiqu'il en soit, les billets sont achetés, nous verrons bien. Durant ces heures d'attente nous allons rencontrer Romain et Mathilde [présentation ici sur la page "rencontres"] eux aussi en partance pour Cabanaconde.
Finalement, l'attente sera moins terrible que les 6 heures de trajet qui allaient suivre. Le bus déjà bondé fera de nombreux arrêts. A chacun d'eux monteront des dizaines de personnes venant s’agglutiner dans le couloir central dans une ambiance humide et odorante. On se demande encore comment chacun a réussit à trouver place dans cette carcasse rouillée et sans amortisseurs. Nous arriverons à Cabanaconde à 21 heures dans le froid et sous la pluie. Autant dire que nous n'étions pas très joyeux à l'idée d'attaquer nos trois jours de marche dans de telles conditions.
Heureusement, à la sortie du bus, nous tomberons sur Luis  (parlant extrêmement bien français et source d'informations intarissable sur les différents itinéraires du Canyon) qui tient la Pachamama, un hostel chaleureux et accueillant à l'image de son hôte. Nous y prendrons une bonne soupe en attendant nos deux comparses, Mathilde et Romain, qui n’arriveraient qu'une heure et demi plus tard.

Le lendemain, levés à 5 heures du matin. Après un petit déjeuner copieux, nous mettons en route pour découvrir le Canyon sous un soleil de plomb.
Les paysages croisés durant tout le parcours nous laisseront sans voix (... l'effort fourni y étant aussi pour quelque chose).
Après plusieurs heures de marche au milieu de quelques cactus dans un environnement aride et rocailleux, nous arriverons à Llahuar, un petit coin de paradis vert, abritant des sources thermales. Nous nous baignerons dans ces eaux avoisinant les 38° durant plusieurs heures. Un réconfort bien mérité qui nous épargnera certainement quelques crampes pour le lendemain.
 Le soir, nous profiterons de la vue sur le Canyon en jouant au "Trou du cul" (jeux de cartes parfait pour novices) et dégustant un fameux Pisco Sour (cocktail péruvien à base de pisco, citron vert et blanc d’œuf).
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Monastère Santa Catalina


Il ne nous a pas fallu longtemps pour être charmés par le monastère Santa Catalina. A peine passé le porche d'entrée vous glissez dans un autre espace temps, fait de couleurs chaudes et vives ponctuées d'une végétation luxuriante. S'il devait exister un endroit synonyme de sérénité, ce serait celui-ci. Un lieu isolé du monde extérieur où l'on aurait bien posé nos valises pour quelques jours afin de profiter des multiples ruelles et courettes qui se cachent au sein de ce couvent...
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Aréquipa la belle



En arrivant à Aréquipa, nous avons retrouvé le soleil. Nous nous sommes installés dans un hostel recommandé par notre taxi... ambiance désuète à la « Shining », difficile de dire si l'on s'y sentait bien ou non. Fatigués par les 16 heures de bus nous n'avions pas le cœur à faire les fines bouches. Très vite on se rendra compte que les combles au dessus de notre chambre étaient le théâtre de combats animaliers. Rats bagarreurs et tourterelles en mal d'amour y avaient élu domicile. Cette compagnie étant restée auditive, nous nous y sommes accoutumés et savons bien que nous rencontrerons bien pire dans les mois à venir.
En montant sur le toit de l'hostel, nous avons eu la belle surprise de pouvoir contempler la ville entourée par d'immenses volcans dont le fameux Misti, qui soit dit en passant, n'est pas gris (okay, elle était facile).
Durant deux jours nous avons pris notre temps et avons apprécié les jolies rues pavées du centre historique, observé les allées et venues sur la Plaza de Armas, profité de jolies mélodies fredonnées par un papi à la peau tannée sur la Plaza San Francisco, dégusté de délicieuses crêpes à Crépissimo  et visité le somptueux Monastère Santa Catalina... à découvrir dans le prochain post.
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Deux jours à Lima






Notre arrivée à Lima fut sportive. Sous un ciel laiteux - nous découvrirons que c'est toujours ainsi ici - trouver un taxi, essayer de ne pas se faire rouler dans la farine, ne rien comprendre à l'agitation ambiante après avoir passé 16 heures dans un no man's land aérien. Nous arrivons à esquiver les taxis à 50 dollars pour un taxi à 50 soles... Notre chauffeur plutôt sympathique nous conduira à bon port au rythme des Beattles, se faufilant dans la circulation dense et effenée de la capitale. Nous sommes mis directement dans le bain: le code de la route est superflu, ici, ton meilleur ami est le klaxon.
Arrivés chez Vanessa - notre hôte Airbnb - elle nous propose de nous faire découvrir un chouette petit restaurant qui se prénomme La Picanteria où nous mangerons divinement bien [en savoir plus ici: page Miam ou pas].
L'après midi, elle nous amènera faire un tour du quartier Miraflores. C'est le quartier que tout le monde évoque lorsque l'on parle de Lima. Parce qu’il est sûr, riche et en bord d'océan. Nous ne serons pas charmés par cet endroit mais ce sera bien agréable de faire plus ample connaissance avec Vanessa lors de notre promenade.

Le lendemain, nous marcherons des heures à travers la ville. Allant du vieux centre historique à l'extrême sud de la ville dans le quartier de Barranco. Ce dernier fut un vrai coup de coeur. On y découvrira une végétation incroyable, de petites rues pavées, d'anciennes maisons aux murs délavés, une église au toit découvert et de magnifiques couleurs malgré la grisaille Liménienne. Barranco, c'est un peu comme un village aux airs de bohème où l'on échappe le temps d'un instant au brouhaha de la ville et aux pots d'échappement... il n'y a pas à dire, ça fait un bien fou.
Le lendemain, dans le bus en direction d'Aréquipa, on se dira qu'on serait bien restés un ou deux jours supplémentaires ici, mais nous étions déjà loin...

On vous laisse avec les photos de Barranco ci-dessous
[visionnage à accompagner d'un mojito et d'un air latino sans flute de pan] 
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