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Sur le Rio Preguiça



C'est dans un petit désert en bord d'océan que nous nous rendions. Depuis notre départ, le parc de Lençois Maranhenses nous faisait rêver. Mais y arriver se mérite et les heures de transports s'enchainent. Nous ferons un stop d'une nuit dans la petite ville de Bareirinhas où nous ferons notre première expérience couchsurfing avec nuit dans un hamac. Ce sera également notre dernière tentative de couchsurfing jusqu'à maintenant...c'est une organisation un peu compliquée que de prévoir où nous serons une semaine plus tard et signifie aussi beaucoup de temps passé sur internet quand nous parvenons à en avoir.
Le lendemain, nous apprenons que la façon la plus simple de rejoindre le petit village isolé d'Atins, est de prendre un tour en bateau organisé sur le Rio Preguiça. Autant vous dire que si l'idée du bateau nous enchantait, celle du tour organisé beaucoup moins. Soit, n'ayant que peu de choix, c'est à fond les ballons que nous naviguerons durant toute la matinée avec au final, de jolies escales quoique trop rapides selon nous.
Cette escapade nous emmènera aux "Petits Lençois" comme un avant goût de ce qui nous attendait les jours suivants, puis à Mandacaru où nous visiterons le phare et découvrirons la noix de cajou dans son état naturel puis passerons à Caburé, conglomérat de petites cahutes sur un banc de sable isolé. Nous en profiterons pour nous baigner dans un océan bien agité, collecterons de jolis coquillages roses et goûterons le délicieux poisson local.
C'est en début d'après midi que le bateau nous déposera seuls sur une plage déserte au milieu de nul part..."Le village est par là bas, vous le trouverez facilement" nous dira le "capitaine". Sacs sur le dos sous un soleil brulant et après 15 bonnes minutes de marche sur sable mou, nous arriverons enfin à Atins...coup de cœur à découvrir au prochain épisode.
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Alcântara, un nom enchanteur

Chacun a sa petite carte imaginaire dessinée par ces noms de villes ou de pays qui invitent à la rêverie et au voyage. Pour moi c'est Samarcande, Dar es Salam, Yémen, Pondichéry....
Je ne connaissais par Alcântara, mais si tel avait été le cas, il aurait incontestablement fait partie de mes favoris. Le mot sonne délicatement, un peu comme albâtre. Alors par association d'idées Alcântara m'évoquait le blanc et la douceur. La réalité n'en était pas si éloignée. Un peu plus colorée mais tout aussi harmonieuse que dans mon imaginaire.
Dans ce petit coin de Brésil au large de São Luis où l'on vous emmène aujourd'hui, il n'y a pas grand chose à faire, si ce n'est se promener et profiter du paysage. Pour s'y rendre, c'est une mer houleuse que nous subirons à bord d'un catamaran plus tout jeune...autant dire que nous n'en sortirons pas tout secs. En compagnie de Marie-Hélène et Pascal (qui apparaitrons bientôt dans la rubrique rencontres) nous avons passé une journée haute en couleurs qui se finira dans les rues animées de São Luis au son des riffs de Samba saveur caïpirinha.
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São luis, la jamaique brésilienne


Lorsque nous sommes arrivés à São Luis, nous avions 38 heures de bus dans les dents, une haleine plus très fraiche et un pelage un peu luisant. Alors quand à 7 heures du matin nous avons découvert le centre historique est ses ruelles délabrées à la recherche d'un toit, nous nous sommes bien demandés ce que nous faisions là. Ce qu'il faut savoir, c'est qu'au Brésil, le lundi est un peu comme notre dimanche en France: la vie sommeille.
São Luis ne faisant pas exception à la règle, ce sont des rues presque désertes qui nous ont accueillies, avec à la clef une sensation d'insécurité latente.
Passée cette première journée et après une bonne nuit de sommeil, c'est une toute autre ville qui s'offrira à nous: pleine de fougue, de couleurs, d'azulejos somptueux de musique et de soirées dansantes.
On surnomme São Luis "La Jamaïque brésilienne" et il ne nous faudra pas longtemps pour nous familiariser avec le métissage qui l'habite. Majoritairement représentée, la population noire africaine a donnée à la culture régionale une dimension que nous ne ressentirons nulle part ailleurs et difficilement explicable.

Dans les rues le reggae résonne, la samba caracole et de jeunes trompettistes s'entrainent au clair de lune...Nos petites oreilles s'en donneront à cœur joie!

Si vous voulez sonder l'ambiance de la ville, il existe cet extrait de documentaire (portugais sous titré anglais) appelé "Poetry and Reggae in São Luis" par Christoph Janetzko. Je n'ai pas trouvé la version complète...mais je suis preneuse si vous y arrivez.
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Un peu d'architecture

Malgré notre ressenti face à Brasilia, nous avons pris le temps de visiter une partie des édifices emblématiques qui  la constituent réalisés par l'architecte Oscar Niemeyer (je ne ferai pas de cours d'architecture ici mais vous pouvez consulter par ici pour en savoir plus sur monsieur Oscar)
Pour moi, ce fut un vrai plaisir de pouvoir déambuler au milieu de ces petites oeuvres que j'avais très souvent admirées sur le papier. Pour Vinz, les ovnis que représentent la plupart de ces bâtiments n'ont pas fait mouche...encore une histoire de goût sur laquelle il sera difficile de débattre. Une chose est sûre, dans les années 60 ils s'appliquaient dans la réalisation (grosse pensée pour les copains qui se démènent sur les chantiers). Les finitions sont presque toutes impeccables même si le temps a effrité quelques coins... si seulement l'on savait construire ainsi aujourd'hui...cela me laisse rêveuse.
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Brasilia, capitale tentaculaire


Brasilia était une ville qui me faisait rêver. Oscar Niemeyer, Lucio Costa et tout le tralala, j'en avais une vision quelque peu exotique. Allez savoir pourquoi, l'imaginaire s'emballe parfois.
Je ne l'aurais pas imaginée comme elle est. Immense, puissante, rapide... tel un moteur qui ne s'arrête jamais. Qu'on se le dise, elle n'est pas faite pour les piétons, malgré l'illusion que donnent ses grandes étendues vertes coulant le long de son épine dorsale et son lac que l'on retrouve après s'être sorti du dédale de routes qui l'enlacent.
Brasilia est un ogre qui a bien failli nous manger tout crus...nous étions ravis de l'avoir rencontrée mais tout autant ravis de s'en être échappés.
Si vous souhaitez en savoir plus sur l'histoire de la construction de la ville, vous pouvez regarder par ici.
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Brasil nous voici


Même si le brésil n'a pas été un coup de coeur, nous allons tout de même vous le conter, car nous y avons vu de jolies choses qu'il serait dommage de ne pas partager.
Nous sommes donc arrivés au Brésil fin octobre (oui, nous avons presque deux mois de retard dans l'écriture) dans la petite ville de Corumba au beau milieu du Pantanal, région de savane et de marécage  haut lieu de l'écotourisme prisé pour sa faune et sa flore apparemment incroyables. Nous ne nous attarderons cependant pas ici, le Pantanal étant un peu trop cher à visiter pour nous...
Ce que nous retiendrons surtout de Corumba, c'est que ce sera pour nous une vraie résurrection culinaire. Après notre passage à Chochis et nos deux mois de pollo-arroz-papas fritas (entendez poulet-riz-frites), notre rencontre avec le buffet brésilien nous laissera rêveurs...
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