Affichage des articles dont le libellé est Nouvelle-Zélande. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Nouvelle-Zélande. Afficher tous les articles

Nouvelle Zélande et qu'en-dira-t-on


Aujourd'hui, il est bien rare de voyager dans un pays sans avoir pris la tension de celui-ci sur internet...et la Nouvelle Zélande semble, sur la toile, faire l'unanimité... de pays le plus beau du monde à terre promise, les superlatifs pleuvent.
Nous, on va vous livrer notre ressenti sur ce magnifique pays qui n'est cependant pas sans défauts...car si la perfection existait nous porterions tous son nom bien évidemment!


Non, le camping sauvage n'est pas une institution

Entre vous et moi, il ne faut pas toujours croire tout ce qu'on lit sur le net et surtout se méfier des voyageurs qui voyagent toujours moins cher que tout le monde et s'empressent de te donner des bons plans qui peuvent s'avérer ne pas en être.
Parce que contre toute attente, le camping sauvage n'est pas légalement autorisé en NZ. Alors, oui, c'est dommage, cette nuit, tu ne pourras pas poser ta voiture dans ce joli petit coin bucolique qui te fait de l’œil et où tu comptais t'endormir au chant des oiseaux après avoir siroté ta bière à 15 dollars.
Enfin, tu peux toujours essayer, seulement, il faut savoir que cela peut te coûter cher, les kiwis n'hésitant pas à user de la délation pour que leur bout de terre reste immaculé.
La réalité, c'est que si tu n'as pas un van "selfcontained" (c'est à dire avec wc, lavabo et bonne réserve d'eau) oublie tout de suite de te poser n'importe où, sous peine d'être réveillé par un vieux ranger et de devoir payer 200 dollars d'amende...quoique la vraie réalité, c'est que même ces super van autonomes ne peuvent pas réellement se poser où ils veulent (des aires goudronnées en bord de route leur sont souvent autorisées, c'est moins sexy qu'en pleine nature mais c'est gratuit). Bref, à toi de bien lire les pancartes ou de vivre dangereusement.


Les Campings du DOC, des oasis fantastiques?

Là aussi, prenez garde à ce que l'on vous raconte mes amis. J'ai lu partout que les campings du DOC étaient très bien équipés et peu chers. De vraies oasis nocturnes pour voyageurs.
Si vous vous demandez ce que sont les campings du DOC, ce sont des campings tenus par le Département of Conservation qui sont essaimés un peu partout sur le territoire au milieu de la nature. Ils sont classés en 4 catégories (basic à 6$/pers/nuit, standard à 6$/pers/nuit, scenic à 10$/pers/nuit et serviced à 15$/pers/nuit) selon les équipements qu'ils ont et leur emplacement. Oui, pas bête les Kiwis, ils ne vont pas t'offrir la vue sur le Mont Cook pour 6 dollars.

Durant 30 jours, nous en avons testé pas mal (sauf les serviced qui n'existent qu'en petit nombre) et restons toujours perplexes sur leurs catégories. Basic, standard ou scenic, le confort à presque toujours été le même...c'est à dire très spartiate.
La réalité de ces campings c'est ça: un wc (que tu préfèrerais presque ne pas avoir dans certains campings très reculés et donc peu entretenus) et puis c'est tout. Bon, j'exagère un peu. Le wc, c'est seulement le dénominateur commun que tu seras certain de trouver quand tu arriveras sur le site.
Après, le reste est très aléatoire. Tu ne trouveras pas toujours de robinet d'eau (l'eau n'étant, quoiqu'il en soit, pas traitée et donc potable seulement après avoir bouilli), tu ne trouveras jamais d'électricité, et, pour notre part, jamais de douche. Pour l'hygiène c'est baignade dans le lac ou la rivière venant de ces jolis sommets encore enneigés...cela nous a donné des matins dynamiques. Adieu cellulite et peau d'orange, vous me direz que ça n'a pas du me faire de mal... je ne prendrai pas la peine de répondre!
Certes, ces campings sont situés, pour la plupart, dans de jolis endroits isolés et calmes.
Mais on dit non. Non, les campings des DOC ne sont pas des paradis et nous ont souvent semblé bien chers pour les maigres prestations qu'ils offraient.
Mais rassurez vous, il existe aussi pléthore de petits campings privés (entre 10 et 15$/pers/nuit) où tu seras presque comme à la maison (parce qu'après 30 jours sous tente, plus aucun camping ne te paraitra agréable): cuisine, barbecues, douches, sanitaires, possibilité de laver ton linge...
Bref, camper en NZ, ça se paie, à vous d'apprendre à jongler pour trouver le bon compromis entre économie et confort.


Le van,  il n'y a que ça de vrai

On te dit partout que le meilleur moyen de visiter le pays est de louer un van. Par meilleur moyen, les traveleursbaroudeurs aguerris entendent: c'est cool, c'est le plus économique, c'est la liberté quoi!
Et c'est là que nous on rigole, parce que notre avis (et celui de beaucoup de gens croisés sur la route) est en totale contradiction avec cette contrevérité pourtant bien enracinée dans l'esprit de bon nombre de voyageurs.
Que tu loues un van ou un camping car, la location sera, de base, plus chère que celle d'une voiture. La consommation d'essence sera plus importante aussi...et on peut te dire que de ce côté là, ils mangent bien à la cantine leurs bolides!
Enfin, si tu as lu les deux point précédents, tu comprendras que malgré ton joli van toi aussi tu devras payer le camping pour pouvoir passer la nuit en sécurité au milieu de la campagne...
Le seul avantage de ces deux engins, c'est qu'au moins, tu n'auras pas de tente à plier et déplier tous les jours, tu auras un vrai matelas et en cas de pluie, tu seras plus au sec que nous autres, pauvres campeurs.


Pour conduire? Il n'y a personne, c'est super safe

En ce qui concerne le monde, je crois que cela dépend vraiment de la période de l'année à laquelle tu visiteras le pays. Quand tu y es en été (c'est à dire de décembre à mars) ne t'attends pas à être seul au monde. C'est la saison la plus touristique, il faudra faire avec.
Jusque là tout va bien donc. Et bien pas vraiment, c'est bien ici que le bas blesse.
Conduire en NZ n'est, en réalité, pas de tout repos. Après avoir parcouru près de 4500km, je peux vous dire que les néo-zélandais sont de vrais fous du volant. Ils ne connaissent pas le respect des limitations de vitesse mais sont par contre très au fait du doublage sans visibilité à 100km/h sur une route gravillonnée où te ne peux pas aller à plus de 60km/h... Ici, on pratique le pousse toi de là que je m'y  mette et gare à celui qui ne joue pas le jeu.
On est aussi très familier du dépassement sur zébra (il y a de la place, pourquoi ne pas en profiter?), des appels de phare pour que tu t'arrêtes sur la bas côté et laisse passer Fangio (après tout, tu ne vas pas vite, tu peux bien t'arrêter au lieu d'enquiquiner tout le monde) ou encore de la conduite collée-serrée (oui, ça motive de renifler le cucul de la voiture de devant).
Depuis toujours je suis persuadée que la voiture transforme l'humain en bête idiote...en NZ j'en ai eu une nouvelle confirmation.


Pays parfois rigide

La NZ nous à semblé être un pays pas franchement rigolo à bien des égards.
Un peu comme aux États-Unis, boire une bière dans la rue est interdit. Ici, on ne te donnera pas de petit papier kraft pour cacher ta bouteille, tu oublieras simplement de t'asseoir dans le joli parc verdoyant et préfèrera un coin caché des regards pour l'apéro. Bon, le côté positif, c'est qu'en NZ tu es plus souvent en pleine nature qu'en ville, du coup tu fais un peu ce qu'il te plait. D'un autre côté, comme la bière vaut 15$ tu ne prends pas souvent l'apéro, alors arrête de râler.
Côté tabac, dans un pays où le paquet de cigarettes dépasse les 20$ (45$ pour tabac à rouler) on croise tout de même pas mal de gens qui fument. Pour autant, le regard sur les fumeurs est comme dans tout pays "fascisant" de la santé (oui, c'est bien de lutter contre le tabagisme, on ne va pas le nier): éminemment critique. Le fumeur est le paria de la société à qui l'on réserve de petits abribus avec un gros panneau dessus pour qu'il puisse assouvir son vice.
Pour la peine, il en jettera sa cigarette mais roulera à 150km/h sur les routes car ça au moins ce n'est pas mal vu.
Ah, j'ai failli oublier le pipi dans la nature. Oui, ça aussi c'est proscrit. Parce que faire ses besoins dans la nature, qui plus est proche d'un cours d'eau est un risque de pollution. Nous avions également vu cela en Patagonie Argentine. Par contre ici, pour t'éviter d'être l'auteur d'un dérèglement de la biodiversité ils n'ont pas peur de positionner des wc chimiques en milieu de randonnée. Ne t'en fait pas tu ne pourras pas les rater...tu les sentiras bien avant de les voir. On te donne les moyens de ne pas être hors la loi, alors ne fais pas ton rebelle.
Pour résumer, on a trouvé le pays parfois un peu trop "fais pas ci fais pas ça" à notre goût...et la photo ci dessus en est une belle illustration (prise sur la route proche du Mont Cook...ailleurs, nous avons même vu un panneau interdit aux handicapés, pas politiquement correct ces kiwis!)


Le plus beau pays du monde?

Nous avons très souvent lu que la NZ était considérée comme le plus beau pays du monde.
Pour nous, il est difficile de comprendre cette notion de plus beau pays du monde tellement elle fait appel à la subjectivité de chacun. Le plus ceci, le plus cela...pourquoi vouloir sans cesse classer les choses?
Oui, la NZ est très belle. Elle concentre sur un même bout de territoire des paysages magnifiques à laisser bouche bée. Mais elle est aussi survendue la coquine. Elle a su se faire une réputation parfaite, elle aurait tort de ne pas en profiter.
Après avoir discuté avec de nombreuses personnes qui ont parcouru ces deux iles du bout du monde, nous en sommes venus à la même conclusion: d'autres lieux sur la planète ont également beaucoup à offrir...et je dirai tant mieux non?
.

Le Mont Cook nous a bien cuisinés


La dernière étape significative de notre périple néozélandais aura été le Mont Cook avec son environnement majestueux entre plaines arides, glaciers grisonnants et sommets enneigés.
Nos deux jours ici nous ont également donné du fil à retordre en effectuant l'une des plus éprouvantes randonnées depuis le début du voyage. Nous gravirons 2700 marches (m'arrivant à mi-mollets...on est bien loin des règles d'accessibilité PMR par ici) sous un soleil de plomb. Escalier maudit au milieu de la nature qui aura raison de notre envie d'aller au sommet.
Après avoir tâté du pied la suite du parcours durant une demi heure et peiné à escalader la roche que constituait le chemin, nous avons fait demi tour en profitant des panoramas somptueux que cette randonnée nous avait offerts... fatigués, chancelants mais bienheureux.
.

Bizarre, vous avez dit bizarre?


Les Moeraki Boulders ont été une pause surréaliste sur la route nous menant au Mont Cook.
Nous y sommes arrivés dans l'après midi et nous sommes mélés à la foule venue observer ces quelques rochers un peu étranges échoués sur une plage s'étendant au delà de l'horizon.
Si l'explication scientifique de ce phénomène géologique peut sembler rébarbative à base d'érosion, de calcite, de 60 millions d'années et de fossilisation, il suffit de se pencher sur la question et de constater que de nombreuses théories plus ou moins loufoques lui font face.
Parcequ'il est vrai qu'ils laissent perplexes ces rochers à la courbe presque parfaite et aux marbrures hexagonales pouvant faire pâlir tout bon ballon de foot qui se respecte.
En ce qui nous concerne, nous restons persuadés que ces boules de pierre sont l’œuvre d'un artiste inspiré malheureux de voir sa région délaissée. Il se mit au travail pour réaliser une supercherie que tout le monde viendrait observer les yeux emplis d'enthousiasme et reconnaissants pour cette terre qui interroge autant qu'elle fascine...
Chapeau bas l'artiste, tu as réussi ton numéro...tu as même failli nous avoir!
.

Une bien belle péninsule


Comme promis, voici venu le temps de vous conter notre découverte de la péninsule d'Otago, un petit bout de terre de rien du tout qui en impose. Nous l'avons parcourue durant trois jours pour rencontrer les paysages et la faune - si exotique à nos yeux (albatros, manchots, lions de mer, phoques)- qu'elle avait à nous offrir.
C'est un bout de terre qui a du caractère on vous dit...nous avons été conquis, maintenant, on vous laisse la place...
.

Longer la côte

En remontant la côte vers Dunedin, nous avons fait plusieurs arrêts avant d'atteindre le phare de Nuggets Point et de manger notre petit casse croûte au bord d'une jolie falaise accompagnés de mouettes pendues à nos baskets comme des chiens affamés...
C'était une nouvelle journée de route, la dernière dans les Catlins. Prochaine étape: une péninsule pas piquée des hannetons mes amis!
.

Cathedral cave, où l'on est petit


Il faut attendre que la marée soit basse pour pouvoir s'y rendre. C'était un matin, les nuages s'imprimaient sur le sable encore mouillé et les huitriers (ces petits oiseaux brailleurs évoqués précédemment) étaient en pleine forme. Au bord de la plage, nous avons déambulé sous ces grottes immenses, jouant avec les ombres et les reflets encore une fois étonnés par ce que la nature est capable de créer.
.

Retourner en enfance


C'est à Papatowai que se déroule un théâtre dont vous êtes l'acteur et qui vous plonge dans un monde loufoque et surréaliste où, tel un enfant, vous toucherez à tout dans un moment d'amusement et de détente. La Lost Gyspy Gallery est une petite bicoque où foisonnent vieilleries et automates en tout genre, un cabinet de curiosité que je rêverai avoir à la maison!
Humoristique, ludique et fichtrement créative, elle est la promesse d'un moment unique durant lequel le temps n'a plus d'emprise.
.

Trouver le soleil...


Après notre croisière pluvieuse du matin, nous n'avions qu'une hâte, quitter la région des Milford Sound et espérer voir le soleil.
Le bolide a avalé les kilomètres pour rejoindre les Catlins à l'extrême sud du pays. Durant trois jours, nous y avons trouvé de longues plages désertes, des algues surréalistes aux couleurs vives, des falaises lumineuses, des collines verdoyantes, des arbres coiffés par le vent et un air qui revigore...le beau temps s'offrait à nouveau à nous.
.

Milford sound...nouveau raté


Être positif. "Vous verez", disent-ils, "peut importe le temps qu'il fait aux Milford Sound, ce sera toujours un spectacle incroyable". Et aux positifs maladifs de rajouter "c'est même mieux lorsqu'il pleut, vous pourrez voir des dizaines de cascades".
Alors nous y sommes quand même allés, essayant de nous convaincre que le lendemain serait un jour ensoleillé et que, quoiqu'il en soit, nous profiterions de ces paysages de carte postale.
Comme prévu, le ciel était sombre et la pluie torrentielle. Il n'y a rien qui m'agace plus que les mensonges des positivistes. Et oui. Les Milford Sound sous la pluie, c'est pas mal, mais ça ne vaut pas la carte postale. Effectivement, vous assistez au spectacle de ces falaises dégoulinantes de chutes d'eau, à l'ambiance surréaliste des nuages couvrant les sommets, au soupçon de lumière qui semble vouloir percer ce plafond grisonnant l'espace d'une seconde...mais vous ne mesurerez jamais la grandeur de ces Fjords que l'on vous conte tant. Venir ici sous la pluie équivaut à manger une forêt noire dans laquelle il n'y aurait pas de cerises. Et on aura beau me soutenir le contraire, je persisterai à pester contre ces colporteurs de rêve en carton...non, parfois on ne peut pas positiver, un raté est un raté parce qu'on ne peut pas toujours être au bon endroit au bon moment, tout simplement.
.

Routeburn track et forêt fantastique


Et oui, encore de la forêt nous direz-vous. Depuis 5 mois que nous voyageons, il est vrai que nous en aurons parcourus des kilomètres de forêt, sous différents climats et latitudes. Ce dont nous nous rendons compte, c'est qu'on ne s'en lasse pas.
Si l'on prend le temps d'y attarder le regard, si l'on écoute ce qu'il s'y passe et si l'on fait attention aux odeurs qui s'en dégagent... la forêt devient finalement le paysage le plus varié qui soit, ce qui rend sa découverte toujours aussi magique à nos yeux.
Celle-ci n'échappera pas à la règle. Épaisse, sombre et molletonnée, elle convoquera notre imaginaire pour nous transporter dans un monde fantastique...qu'on vous laisse parcourir à votre tour.
.

Sur la route 4


Cette portion de route est certainement parmi les plus belles que l'on ait pu voir de tout notre périple néo-zélandais. Montagnes, lacs d'un bleu éclatant, végétation allant du vert au doré... ici, nous nous sommes vraiment sentis au pays des kiwis.
.

Un cinéma pas comme les autres



 Nous avions entendu parlé à plusieurs reprises de ce cinéma pas comme les autres qu'il ne fallait manquer sous aucun prétexte, alors, nous avons décidé d'y mettre les pieds, histoire de se faire un petit plaisir en assistant à une séance du Hobbit. Bon, pour le choix du film, il faut bien avouer que cela a bien plus ravit Vinz que moi, mais qu'importe, le lieu était assez original pour apprécier le moment. Il suffit de s'imaginer un peu comme à la maison, dans un bon vieux fauteuil ou canapé. Ici, vous pouvez même prendre votre repas pendant le film et profiter de l'entracte pour aller déguster un délicieux cookie tout juste sorti du four.
On ne nous avait pas menti, le Cinema Paradiso porte décidément bien son nom, de quoi nous réconcilier avec les salles obscures...on l'aurait bien importé chez nous tiens!
.

Arriver à Wanaka



Fatigués par une nouvelle nuit de camping inconfortable mais revigorés par la toilette matinale dans le lac sous un ciel nuageux, nous reprendrons la route après notre passage aux Blue Pools pour moins d'une centaine de kilomètres, pendant lesquels nos arrêts seront fréquents et nos balades très paisibles afin de faire durer le plaisir que nous offriront les paysages traversés.
.

Du bleu en veux tu en voilà


La veille, nous étions passés devant les Blue Pools sans nous arrêter. Comme ce n'était pas loin de notre camps de base, nous nous y sommes rendu au petit matin...il y a pire pour démarrer une journée.
.

Sur la route 3


A l'origine, nous souhaitions trouver un lieu paisible pour dormir près de Haast avant d'attaquer la route menant à Wanaka.
Finalement, il y avait encore de nombreuses heures de jour devant nous, alors nous avons continué à rouler pour s'approcher des montagnes et des lacs...une fin de journée baignée d'une lumière chaleureuse pour ravir nos pupilles.
.

Ship Creek, autre arrêt impromtu


Le sud de la côte ouest a été pour nous, ponctué d'arrêts au gré des envies et inspirations. S'il est une chose de positive dans les voyages en voiture c'est bien cette possibilité de dire stop quand on veut...parce que sinon, dans l'ensemble, le sentiment de liberté prôné par tous les "road-trippeurs" nous est bien resté étranger...mais nous développerons cela plus tard, ce n'est pas encore le moment des bilans.
Bref, comme les paysages que nous traversions étaient plutôt pas mal et que le soleil n'était pas trop capricieux, nous avons pris notre temps et nous sommes arrêtés à Ship Creek. Au programme, promenade dans les dunes et sur la plage a observer un littoral qui nous laisse, à chaque fois, découvrir l'étendue de sa diversité.
.

Un bon pressentiment


Nous filions sur la route avec le bolide rouge afin de rejoindre Wanaka quand une pancarte indiquant un chemin de randonnée a retenu  notre attention. Trop tard, nous allions trop vite et l'avons dépassé sans avoir le temps de s'y arrêter. Tout en continuant la route le doute s'installe:
- Tu en penses quoi? tu crois que c'était bien?
- Je ne sais pas et toi?
- On fait demi tour?
- Comme tu veux...
- Oui, on fait demi tour. Je le sens bien cet endroit. Ça devrait être sympa.
Il n'en fallait pas plus pour rebrousser chemin et arriver à l'entrée de Monro Beach Walk.
Ici, entre juillet et novembre, il est aussi possible de voir le manchot Tawaki (Gorfou du Fiordland en français). Nous n'aurons pas cette chance mais découvrirons un parcours magnifique à travers une forêt humide et luxuriante parfois habitée de formes étranges...nous ne nous en lasserons pas.
.

Lake Mathesson... pas de chance

Le lake Matheson est connu pour être un mirroir reflétant l'incroyable panorama qui l'entoure..Des montagnes et sommets eneigés, une vraie carte postale...ça, c'est en théorie parce que pour nous, ça c'est passé autrement...
Tant pis pour les montagnes, la forêt fut malgré tout un beau spectacle.
.

Sur la route 2

En quittant Abel Tasman, nous souhaitions faire un stop dans la région de Nelson's Lake, mais les sandfly nous ont fait fuir. Après une nuit sous la pluie (oui, encore une...mais quand il pleut, au moins, il n'y a pas de sandfly) nous déciderons de rejoindre la côte ouest pour rallier la région de Fox Glacier. Nous prendrons notre petit déjeuner en bord de route sous un temps voilé à observer les vagues, nous arrêterons faire une courte marche dans une forêt dense pour terminer sur une plage déserte, déambulerons au milieu des Pancakes Rocks à observer les vagues exploser sur ces rochers crénelés et finirons la journée dans de jolies Hot Pools (comprenez "thermes") à se prélasser dans une eau avoisinant les 36 degrés...il nous fallait bien ça pour contrer le mauvais temps qui nous a suivi.
.

Réflexion #02


Il y a cette petite chose dont on ne vous parle pas lorsque vous vous apprêtez à voyager en Nouvelle-Zélande mais qui est pourtant compris dans le package. C'est un peu comme la petite clause écrite en minuscule dans le bas de tout contrat qui vise à cacher quelque chose.
Pour la Nouvelle-Zélande, ce qui se trouve après l'astérisque, c'est notre ami Sandfly, et autant vous dire que son capital nuisance est inversement proportionnel à sa taille, c'est à dire énorme!
Ce moucheron plus petit qu'un moustique aux réflexes proche de zéro aime se déplacer en groupe conséquent et vous sucer le sang sans douleur. Mais au bout de quelques heures, le concert de démangeaison commence pour durer durant plusieurs semaines.
Lors de notre passage sur la côte ouest de l'ile du sud, nous avons dû plier le camps face à leurs attaques insupportables et avons bien cru que nous ne pourrions continuer le voyage.
On dit souvent que ce n'est pas la petite bête qui va manger la grosse...pourtant ici, nous avons été dévorés!
La jambe ci-dessus n'est pas la mienne (crédit photo) même si je sais que ça vous déçoit et que vous rêviez de voir mes belles gambettes...nous n'avons simplement pas pensé à prendre de photo. Quoiqu'il en soit le résultat des piqures était très ressemblant sur moi... un peu moins virulent sur Vincent. C'était juste histoire d'avoir un aperçu des conséquences de ces fucking sandfly!
.